lundi 20 février 2017

Médor

 Il semblerait que la plupart des gens vivent aux dépens d’autrui, aux dépens d’une société que l’on croit moderne, soit-disant moderne, mais qui finalement se perd dans une complexité incontrôlable, quoique les politiciens de tous bords puissent en proférer. Le phénomène, si en réalité c’en est un, ne cesse de s’aggraver avec l’apport incontrôlable et insensé de migrants en permanence. Tout le monde râle, surtout les gens de droite, une droite qui se veut de plus en plus radicale, extrémiste, xénophobe.
La gauche, si elle l’est encore, sème devant sa porte et devant les portes des autres, des germes de radicalisme gauchiste, anarchiste de gauche dans l’opposition ; dictatoriale lorsque elle possède les rênes du pouvoir, elle voit d’un bon œil l’arrivée d’une classe prolétaire, racine de sa puissance et de sa prospérité éphémère. Car c’est ici que le mât blesse : une ouvrier est gauchiste quand il est dans le besoin et quand il a besoin d’appui ; ensuite il vire à droite lorsque il quitte sa condition de simple ouvrier pour un poste plus avancé dans la hiérarchie, une sorte d’os à Médor, disons-le sans ambiguïté et tout simplement.
En attendant, tout le monde souffre en payant les conséquences des erreurs des politicards, des politicards qui vivent au détriment, justement, de tout le monde. Justement est un mot impropre ici, rectifions et disons tout simplement le contraire : injustement. Ce mot est beaucoup plus approprié pour exprimer cette situation.
Presque personne ne s’insurge aujourd’hui contre un système qui n’a jamais produit de bons fruits, tout le monde semble s’en accommoder, parce que tout le monde a été conditionné depuis sa plus tendre enfance dans les écoles (dressoirs) de l’État conservateur qui continue de contrôler les cerveaux de ses sujets, en fabricant des bêtes dociles et craintives, obéissantes et conditionnées pour transmettre leurs acquis idéologiques communs à ceux qu’ils côtoient quotidiennement ; avec des projections en différé dans le futur, à leurs descendants, leurs élèves, leurs subalternes.
Qu’en sera-t-il de nous autres demain, dans un avenir proche et à long terme ? Seul le futur nous le dira. Mais ce futur-là pourrait être positif si nous mettions ensemble la main à la pâte, si nous unissions toutes nos forces, tous nos efforts, afin de prendre le contrôle de la situation. Cela semble impossible, pourtant des problèmes du même genre furent résolus collectivement dans le passé. Mais la société moderne devenant égoïste, il est de plus en plus difficile de coopérer, de se mettre au diapason, de mettre les pendules à l’heure. Ceci étant l’opinion de chacun, chacun voit de manière différente les propositions qu’il délecte, de telle façon qu’une idée conçue par autrui, proche donc de la sienne, s’avère « contradictoire ».
Le profit,ce n’est pas nouveau, prit le dessus de l’essence même, du propre de l’être humain. Il l’écréma, l’écrêta, le pressurisa et le déconfit. La philosophie initiale, caractéristique propre à l’homme, changea même l’essence de celui-ci. Elle devint violente et s’accapara les dogmes stigmatisants d’un féodalisme, d’un médiévalisme outrepassé et rétrograde. Une fois l’homme écrasé, celui-ci n’eut plus de réaction et ses semblables prirent peur dans un premier temps . Ils se réconfortèrent par la suite en se contentant des miettes résiduelles qui tombèrent de l’assiette de l’oppresseur sans cœur. Un oppresseur qui ne cessa de prospérer que par l’exploitation de l’opprimé qui eut de plus en plus peur et qui n’osa jamais s’exprimer de peur de représailles, dans un premier temps, par vanité dans un degré au-dessus, lorsqu’il se crut à une certaine hauteur, à un niveau qu’il considéra comme proche de celui qui l’avait écrasé jusque là.
Donc, aujourd’hui, nous voici dans une situation inédite et pratiquement insoluble. À condition que l’on ne la freine pas par un système érosif qui évanouirait et la détruirait une fois pour toutes générant un Phénix créateur et destructeur, dont la tâche serait révolutionnaire. Certains parlent d’une énième république, mais le bla-bla- bla n’est que du bla-bla-bla, langage paradoxal et inefficace qui ne résout aucun problème.
Voilà encore et encore le politicien qui revient sur le devant de la scène ; énarque qui le fut et qui aspire au prestige, aux grandeurs du pouvoir, pour lequel il fut programmé. Gloire oui, capitalisation et acquisition d’avoirs, surtout. Le bien de la population est descendu au deuxième plan car moins intéressant pour ses collègues de parti ou pour sa confrérie. Après tout, la plèbe n’intéresse personne parce qu’elle n’apporte aucun bénéfice ; et sans bénéfices, c’est l’appauvrissement assuré (que l’on ne parle ensuite de mauvaise gestion!). Beaucoup de dictateurs se fracassèrent le « crâne » mettant fin à leur carrière politique, par manque d’ambition et par manque d’originalité dans l’exploitation des sujets de tel ou tel pays. « Il faut savoir gérer pour rester aux commandes d’un pouvoir fort et répressif, coordinateur d’un gouvernement moderne et autoritaire ».   

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