Une personne qui veut se faire passer par ce qu’elle ne l’est pas, est considérée comme pédante cependant que si dépourvue d’ambition est considérée comme une mauviette, un bout de chiffon sale dont la place serait cantonnée en-dessous du lavabo. Nous ne voulons guère vouloir faire comprendre avec cela que l’on doit se pavaner au gré du vent et dans les quatre coins d’une aire dans laquelle nous serions confinés. Que faire alors, afin de faire plaisir à tout le monde, de plaire aux fans et à la critique simultanément ? S’il vous reste quelques bribes philosophiques au fond de votre inconscient, vous saurez certainement qu’elle attitude utiliser devant pareille situation, ou au moins savoir utiliser votre effet de persuasion pour conseiller ou redresser la personne, l’envoyant vers le droit chemin. Être ambitieux peut être vu différemment, chaque esprit bien-pensant supposant être le seul détenteur d’une vérité que lui-même ne contrôle point ; plusieurs concepts d’une seule et unique notion peuvent avoir alors lieu, s’il en est qu’il existe une différence entre notion et concept : enfin, à vous de juger, âme charitable que vous êtes, à moins que vous ne soyez un démon, ce que l’on éloigne au premier abord, évidemment.
Critiquer est tellement facile que l’on trouve plus de critiques que de constructeurs ou de concepteurs dans tous les pays du Globe. À peine ouvrez-vous la bouche qu’une voix vous ordonne de vous taire, à peine ébauchez-vous une tâche que l’on vous empêche de la mener à bien. Sans compter la jalousie de votre voisin, la supériorité censée de l’homme professionnel qui se sent bafoué parce qu’un amateur ou un néophyte piétina son aire dont il se juge le seul détenteur, lui ainsi que tous ses compères. Les dédains administratifs des simple gratte-papiers négligent votre prestance parce que vous venez du bas et tous regardent vers le haut : se disent-ils que Dieu se trouve uniquement en haut, ainsi que tous les anges, saints… ? – C’est fort probable parce que l’on attribue souvent le bas aux démons et à leur enfer. Pendant que nous y sommes : ce qui a l’air divin et supérieur est toujours écrit avec des majuscules, ce qui se trouve, évidemment, tout en-haut. Par contre le dessous prend toujours un bémol, est toujours écrit avec des minuscules. Seraient les minuscules inférieures aux majuscules, si l’on excepte la taille, évidemment ? Cela est peut-être un motif à réflexion, surtout à l’heure actuelle où l’on réfléchit à tout et à rien, à tort et à travers, et où l’on a le plus souvent tort. Au fait, s’il y a une supériorité et une infériorité c’est parce que nous nous trouvons tout juste au milieu : donc, somme-nous des supérieurs ou des inférieurs ? Question ardue, donc à méditer.
Revenons donc à nos ouailles et analysons la situation de la personne censée être pédante. Ses vis-à-vis la détestent, certes, mais ont-ils le droit de mordre ? Et si personne ne croit à ce qu’il fait pourquoi agir dans quel domaine que ce soit ? Si Victor Hugo avait vécu dans la hantise de se voir un jour attribuer le statut peu glorifiant de pédant, certainement que l’on ne connaîtrait nullement les Misérables ni Notre-Dame de Paris, le Général de Gaulle ne se serait guère intéressé à la France de peur de se faire traiter de forte gueule, les Américains n’auraient point envahi le Vietnam : remarquons que cela ne leur réussit guère, ni a Georges W. Bush non plus avec ses invasions !
Enfin, ne défendons tout de même pas le statut de pédant parce qu’il est en effet très peu glorieux et fort peu appétissant. Mais que doit-on faire lorsque l’on nous met devant le faire ou ne point faire, entre les plus et les moins, entre le bas et le haut ? Peut-être a-t-on besoin d’assistance et de conseil dans de similaires cas, mais encore faut-il savoir à qui et à quoi se fier, dans ce monde diabolique dans lequel l’oméga essaie quotidiennement de rattraper l’alpha et le grand de manger le petit ; et ou le petit essaie continuellement de monter à l’étage supérieur duquel il se fait déloger par ses occupants. Pas du tout facile !
Que penser alors de celui qui critique sans se poser la question si ses critiques sont recevables ou pas, par qui, par quelle sorte d’auditeur, quelle catégorie et quels critères attribuer à ce critique ? Serait-il à la hauteur lui-aussi pour formuler une critique envers son vis-à-vis, si lui-même n’est-il point le pédant ou le qualificatif qu’il veut attribuer au critiqué, quelles sont les relations entre les deux partis, amicales ou pourvues d’intérêt financier ou autre ? Ah ! il y a matière à réflexion là-dessus : il ne s’agit point de critiquer sans être assujetti soi-même à la critique. Parbleu ! Que penser alors du fait que n’en peut-on point penser soi-même à ce que l’on croit sans se voir assujetti à une sorte de crime lèse majesté ! Descartes criait sur tous les toits à qui voulait bien l’entendre la phrase philosophique connue de tous les écoliers et de tous ceux qui osèrent lire un bouquin quelconque traitant de philosophie : « je pense donc je suis ». Point besoin d’être bien malin pour le comprendre même si cette phrase fut formulée en latin il y a déjà belle lurette (n’oublions jamais le langage populaire).
Restons populaires donc et restons les pieds appuyés contre notre Planète afin de ne point fuir les lois de la gravité, ni les paranormales non plus, restons dans une simplicité dans laquelle tout le monde puisse nous comprendre malgré les incongruités de celui qui écrit et de celui qui lit, excusant évidemment les seconds parce induits par les fautes initiales. Mais une fois que l’on est dans le monde du pédantisme, pardi, pardonnons les fautes à nos frères détournés de leur chemin initial, qu’ils croient rectiligne mais dont ils entamèrent les méandres.
Pensez aux politiciens et à leur rhétorique qui prit racines dans une ancienneté à laquelle ils s’accrochent de toutes leurs griffes rétractables lorsqu’il s’agissait de montrer patte blanche devant un interlocuteur suscitant un intérêt pécuniaire ; pensez à l’avocat qui défend le diable quand celui-ci le paie et à l’avocat qui lui fait face, l’attaquant sur tous les fronts et qui cependant mange dans la même gamelle que lui. Quelle moralité ! Un simple « duel dans la prairie » suivi d’un dîner d’affaires. Toujours et toujours des paroles en l’air afin de détruire un rival ou une personne censée faire de l’ombre ou dévier le vent, même sans raison aucune.
Cet article fut écrit sans aucune prétention ni aucune arrière-pensée, ni avec une idée critique vis-à-vis de qui que ce soit ni de quoi que ce soit. Ce n’est que du pur amusement, une manière de penser à ce que peut-être ne devrait jamais être du pensé. Enfin… Mais peut-être reste-t-il quelque chose à la fin, un sentiment de doute sur l’être ou ne pas être, sur ce que l’on doit faire ou pas, sur l’activité ou l’inactivité, sur l’action et la critique de celui qui reste accroché à son lit et à sa machine à écrire. Il est bien connu qu’il est beaucoup facile de détruire ou empêcher autrui d’avancer lorsque l’on a un esprit destructeur et incompétent, qui n’est point propice à l’appui ni au positivisme.
Pensez y profondément !

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