jeudi 9 mai 2013

EUROPE - AS DE COEUR


Bravo, si vous êtes un expert en économie. Moi, je n’en suis point un et même ceux qui se disent experts (Ils le sont sûrement parce que lourdement diplômés) se trompent sans arrêt. Ou alors font-ils semblant de se tromper, peut-être à leur convenance, qui sait ? D'où les énormes comptes bancaires suisses et autres, qui font épisodiquement scandale.
« Mauvaise langue », pourrait-on entendre d’un côté, « c’est du n’importe quoi » pourrait-on entendre de l’autre. Cependant,ce n’est point moi celui qui aurait pu déranger l’assemblée, non. Dieu m’en vaille, loin de là, car je n’ai point la prétention de tel honneur. Qui suis-je et combien pèserais-je dans la balance du savoir et de la compétence ? –Tout près du zéro, je présume. Allons !
Mais il y a cependant une chose, même si je suis incompétent au niveau économie, de très bas niveau question compétences, je me sens encore assez éloigné de l’étape folie ; je crois toujours comprendre ce que j’entends ainsi que tout ce qui se passe autour de moi ; et surtout, me sentir lésé lorsque je le suis. Non, pas tout à fait bête la « bête » ! Je crie encore quand j’ai mal quelque part, je proteste lorsque l’on essaie de me tromper, je réagis comme un être humain réagit dans une situation identique à la mienne.
Voyons les choses d’un peu plus près. Depuis 1973 que l’on nous martèle le cerveau avec une crise pétrolière que quelques années plus tard provoque une tendance vers une politique intérieure de la gauche. Cette gauche montre son incapacité ainsi que son inefficacité et, du coup, fait demi-tour, à une position à laquelle elle s’est positionnée depuis, rejoignant du coup un hémisphère opposé à celui de son départ. Depuis, tous les grands patrons commencèrent à réfléchir autrement, à faire des économies avec l’exercice « légal » des plans sociaux.
Vous en souvenez-vous ?
Puis vint le tour des délocalisations, vers des pays où le coût de main-d’œuvre était largement inférieur à celui du pays auxquels appartenaient les entreprises partantes. Cependant, ces entreprises ne coupèrent jamais le cordon ombilical envers la mère patrie parce que c’est dans le pays qu’elles abandonnaient qu’elles vendaient leurs produits. Les pays accueillants n’avaient guère le moyen d’acheter leurs biens car leurs travailleurs étaient sous-payés. Et les dirigeants des pays industrialisés laissaient leurs industriels foutre le camp, tout en se disant des gens défenseurs le la masse laborieuse et des gens de gauche. Il y eut alors quelques passages à droite mais personne ne vit la différence car celle-ci passait inaperçue en effet, tant la ressemblance était visible et la comparaison entre gauche et droite inaperçue.
En même temps, les dirigeants européens se mirent en tête d’agrandir le continent et de créer une monnaie concurrentielle du dollar et susceptible peut-être de limiter une spéculation galopante et effrénée.  Ils sollicitèrent les votes des populations,via des référendums, par le moyen de campagnes de propagande réunissant tous les plus gros orateurs de l’époque et de tous bords politiques, fans d’une politique et d’une monnaie commune. À les entendre, ce serait l’entrée dans une nouvelle ère moderne dans laquelle tout serait féeries et merveilles, où tout serait simplifié et plus aisé à comprendre : en un mot : tout serait bénéfique.
Mais, hélas, 2007 et 2008 arrivèrent avec des crises importées des États-Unis… des crises  qui finalement s’ajoutèrent à la crise déjà existante et qui mua plusieurs fois depuis qu’elle fut décryptée comme telle. De crise pétrolière elle passa à crise financière, via crise sociale, puis économique, puis européenne, puis mondiale et… en attendant personne n’est là pour y remédier, pour y retrouver une solution, surtout pas par ceux qui partirent les premiers à l’étranger afin d’exploiter les autres d’un côté et les siens de l’autre. Des experts et autres grands orateurs, point un mot de repentance, par contre ils crient aux quatre vents que l’on doit payer une dette qui n’est plus la leur. Oh, les pauvres. Ils n’y sont pour rien !
Des patrons quittèrent leurs entreprises en faillite emportant avec eux des millions d’euros, cependant que leurs ouvriers sont restés sur la paille, touchant des allocations de quelques centaines d’euros et des dettes qu’ils ne pourront jamais rembourser. Et ces patrons voyous sont reçus partout avec les plus grands honneurs !   Et leurs employés ruinés sont obligés de tendre la main, pour une grande part d’entre eux, afin de demander la charité,et de coucher sous les ponts, et de se sentir humiliés.
Et voici l’Europe, la « terre promise », où le progrès nous fut promis depuis des décennies : une Europe incapable de nourrir ses concitoyens, son peuple, une Europe en ruines.
 
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