mercredi 27 octobre 2010

Je ne voudrais point paraître incorrect  lorsque je me déplace dans les transports publics,  mais je suis obligé de constater que  je ne suis point meilleur qu’un autre, un rustre quelconque sans aucune délicatesse, stressé, pressé, ce qui n’est pas du tout naturel chez moi. C’est malheureux et attristant que je me comporte de cette façon ; mais enfin de compte je me conduis comme tous les humains que je côtoie. Peu  à peu nous nous transformons en bêtes à cause de l’empressement  exagéré  auquel nous sommes abonnés.
Et dire que c’est facile de critiquer à tout va, un tiers qui s’est employé à agir de telle ou telle manière, de lui attribuer tous les défauts, tous les vices, toutes les tares lorsque nous n’en sommes guère meilleurs. C’est malheureux, en effet.
C’est ainsi que l’on critique les adolescents : - Ils n’ont guère d’éducation, dans ma jeunesse ce n’était point comme cela que les choses se passaient, tralala et tralala… « Ce sont des voyous, maintenant, il n’y a que cela… ».Conflit de générations ? – Certainement, oui.
Il serait peut-être plus prudent  de commencer par faire le balayage devant sa porte, « before »dire et faire n’importe quoi, de faire sa lessive avant celle des autres, et de montrer le bon exemple en étant correct soi-même, respectueux d’autrui, lui montrant le chemin afin qu’il devienne correct et respectueux à son tour. Car si on ne le fait point, il n’aura aucun repère, l’effet miroir s’estompe et nous, à force et naturellement, deviendrons ce que nous détestons lorsque nous critiquons les autres : des fauves de la jungle humaine, répugnantes et vilaines créatures.
Il est vrai que les temps sont durs. Mais ils l’ont toujours êté et continueront à l’être d’une façon ou d’une autre. Le modernisme facilite les choses mais ne les améliore guère question relations humaines. La télévision et l’internet nous promènent dans des mondes irréels, évasifs, ce qui n’était point permis dans le passé, où la réalité était toujours, et cruellement, présente, où il n’y avait aucune place pour la rêverie.
Finalement, nous sommes pris dans la tourmente, nous glissons, dérapons, sommes pris dans l’engrenage, dans les rouages, d’une frénésie collective. Nous cédons  à la facilité, obéissons à l’instinct animal, nous éloignons de nos bases premières qui furent celles de notre éducation d’alors, de notre jeunesse, de notre enfance.
Que faire ?
Impossible imaginer que l’on puisse changer le monde soi-même, tout seul, sans aucune aide collective, oui, je dis collective parce que  l’individualisme est partant pour échouer  dans tous les cas d’ordre moral, inefficace en toutes situations, périlleux dans les cas fragiles et délicats. Il faut donc un ordre moral institutionnel et basique pour tout le monde, avec remise à niveau et  lessivage des moralités, mentalités dépravées.

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